Design éditorial & innovations
avril 2010
par Olivier Marcellin ~ commentaires [#]

Pour un design minimal (d’information)

L’intégralité de cet article écrit en mars 2009 vient d’être publié en avril 2010 dans la revue Manystuff Issue#1 sous le titre “Pour un design minimal (d’information)”. Mes remerciements s’adressent à Charlotte Cheetham, directrice de cette revue pour lequel nous vous invitons à découvrir le sommaire sur son site web Manystuff.


Retour sur l’histoire

Pour l’essentiel, le design graphique trouve son origine après la Seconde Guerre mondiale « à travers deux facteurs : le passage à la photocomposition froide puis numérique modifie, accélère, renouvelle, ouvre des perspectives au traitement du texte, donc à la typographie ; d’autre part le développement de la consommation exige et suscite celui de la publicité [1] ».


Les tensions économiques, les pensées religieuses, philosophiques et sociales, les courants politiques, les inventions technologiques, mais aussi le croisement avec d’autres disciplines telles que la littérature, la musique, l’architecture, le cinéma, la mode, le design industriel, etc. tout cela crée un ensemble d’influences qui non seulement se succèdent mais aussi s’entrecroisent, disparaissent parfois, puis réapparaissent. Pris sur un temps déterminé, c’est ce que l’on nomme couramment un mouvement qui éprouve ce besoin irrépressible de renouvellement et d’identification à des courants de pensée. Mais le vecteur qui façonne le plus la production des signes graphiques est le contexte social de l’époque qui joue un rôle déterminant dans l’imagerie de masse. Nous pouvons par exemple citer les années 70 et la libération des mœurs, les années 80 et la contestation économique, les années 2000 avec la prise de conscience écologique. Tout cela se retrouve bien sûr chez les designers, les artistes et les publicitaires qui se réapproprient immédiatement les codes donnés à travers leurs créations visuelles, pour les affirmer aux yeux de tous.


Enfin, il appartient de distinguer les images séductrices véhiculées par la publicité, de celles créées pour le secteur de la communication visuelle. En effet, si les premières ont toujours pour objectif de provoquer l’impulsion d’achat, l’identification à une marque et dans ses aspects les plus forts, à l’appartenance à un groupe social ; le langage textuel est au cœur de la communication visuelle, même s’il emprunte des codes graphiques semblables à la publicité, ce qui au passage, peut concourir à une confusion entre ces deux domaines.


[…] L’accélération de la production économique de ces 40 dernières années induit de nouvelles donnes que seule une communication « plus efficace » semble pouvoir satisfaire. Par ailleurs la diversification des médias informatifs obligent à reformuler la façon de communiquer. Désormais, il existe en effet une grande multitude de canaux (imprimés, téléphones, vidéos, Internet, SMS, etc.) et d’outils (bornes interactives, ordinateurs portables, iPod, Palm, iPhone, eBook, etc.), donc une information diversifiée et disponible partout, qu’il s’agit de rendre lisible pour l’usager par un design réfléchi. […]

[1] Jean-Luc Dusong & Fabienne Siegwart, Typographie. Du plomb au numérique, Dessain & Tolra, Paris, 1996.

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Mise en forme
G I S

* Ces informations n’apparaissent pas dans le commentaire.

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