Un peu de nourriture théorique, avec le treizième numéro de la revue d’art contemporain Livraison, sorti la semaine dernière. Dans cette édition, le magazine alsacien se consacre entièrement à un thème des plus autofages (et passionnants), « Langage et typographie ».
Cet article écrit par Agnès Dahan fera l’objet d’une prochaine publication dans la revue de design graphique Étapes.
La collection « L’or du temps »des éditions Textuel marie à la fois les codes du design contemporain, du livre d’art et ceux de la bibliophilie classique. L’ouvrage est composé de trois livrets de formats différents, comprenant un premier livret « Introduction », un second « Fac-similés », et un troisième : « Transcriptions diplomatiques & commentaires ». Le tout est enchâssé dans un écrin de toile noire, marqué à chaud à l’encre métallique.
Réécoutez l’interview donnée à Philippe Apeloig et Niel Toroni
sur France Culture, le 27 janvier 2009, dans l’émission Le Rendez-vous, présenté par Laurent Goumarre.
Venez découvrir l’exposition de gravures réalisées par le graphiste Philippe Apeloig, à l’atelier Didier Mutel, Paris douzième.
Le vernissage aura lieu le vendredi 22 janvier, de 16h à 22h.
Exposition du samedi 23 janvier au vendredi 26 février 2010.
Dans cette attente, nous vous invitons à découvrir quelques œuvres sur le site web du studio Philippe Apeloig.
Atelier Didier Mutel
63 avenue Daumesnil
75012 Paris
Métros lignes 1, 14 (Gare de Lyon) ou 8 (Ledru Rollin).
Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2010, profitant de cette nouvelle année pour vous annoncer que la parution d’articles sur le site web Objets livres va reprendre dans les prochaines semaines. Pour cela, plusieurs de nos auteurs favoris vont animer ce site en toute autonomie, en vous faisant partager leurs passions. À très bientôt, donc.
Nous revenons sur la création graphique des éditions Zulma, confiée au graphiste anglais David Pearson en 2006, soit plus de 3 ans de créativité exclusive pour cet éditeur.
L’attachement de son éditrice Laure Leroy pour le physique des livres représente en effet une valeur encore trop rare dans le paysage de l’édition francophone, de même que d’avoir fait appel à la profession de typographe, alors que des élèves formés dans les meilleures écoles en sortent chaques années (l’École supérieure Estienne avec la section DSAA création typographique et l’École nationale supérieure d’arts décoratifs de Paris pour n’en citer que deux en France, ou encore la Central Saint Martins School of Art & Design à Londres, dont est issue David Pearson, l’University of Reading, etc.).
Aussi nous saluons de nouveau cette démarche, après un premier article consacré en 2007.
Les éditions Zulma apportent une osmose parfaite entre la créativité éditoriale (qui obtient très régulièrement des distinctions) et celle du design éditorial.{Lisez la suite}
Dans la culture du graphisme, les acteurs les plus visibles sont les « graphistes auteurs ». Ils envisagent leur pratique de façon complexe
et théorique, interrogeant sans cesse sa définition, son rôle dans la société,
ou ses systèmes internes. Ils constituent un corps de métier exigeant
qui entend atteindre plusieurs niveaux de maturité (technique, optique, intellectuel et artistique). La notion même de « graphiste auteur »
n’est connue que par quelques milieux culturels pointus. Pour cause, ou par conséquent, leur production ne s’adresse généralement qu’à ces lecteurs initiés, et demeure pratiquement absente de notre champ de vision quotidien […]. Les graphistes « auteurs » sont le plus souvent sollicités par des clients prestigieux, eux-mêmes inclus dans des microcosmes culturellement denses (« grandes marques », marques de luxe, institutions culturelles, maisons d’éditions intellectuelles, etc.) et la diffusion du résultat de leur collaboration est habituellement restreinte.{Lisez la suite}
Les deux compositions typographiques illustrés ci-dessus, l’identité de la collection des romans des éditions Cent pages (1) à Grenoble, dessinée par Philippe Millot et la mise en pages d’un poème de Pablo Neruda créée par Raymond Gid (2) (1905-2000†) ont un point commun : Elles utilisent avec virtuosité deux caractères typographiques très connus, le Skia (3) et le Palatino (4), notamment parce qu’ils sont présent « par défaut » sur les systèmes d’exploitation des ordinateurs, si bien qu’elles ont été énormément utilisées. Philippe Millot et Raymond Gid parviennent encore à nous surprendre en les utilisant. Que pouvons-nous alors tirer comme enseignements de ces deux travaux, du point de vue de la création typographique ?{Lisez la suite}
L’intérêt actuel pour la « mise en livre » reflète la prise en compte d’une dimension sociale et citoyenne par ses acteurs : éditeurs, graphistes, imprimeurs, tous primés de façon égalitaire au Concours des plus beaux livres et en quête d’une plus grande visibilité de leur pratique.
À ce propos, Emmanuël Souchier rappelait en 2008 à Échirolles, la responsabilité des graphistes envers la forme : « Nous formons l’œil de la culture dans laquelle nous vivons ». Il nous invitait à prendre conscience du média et de ses enjeux pour mieux y répondre.
Par ailleurs, on connaît la propension de la poésie à renouveler le langage et les représentations signifiantes – le colloque « Poésie et médias au XXe siècle » qui s’est tenu à la Maison de la recherche à Paris, les 30 et 31 octobre 2008, décryptait le lien de la poésie aux médias, le jeu d’influences qui a permis de renouveler les formes littéraires mais aussi d’exporter la création poétique hors de ce cadre. Que reste t-il aujourd’hui de cette modernité préfigurée par les poètes ? Quelle marge occupe cette fonction langagière et esthétique dans le geste éditorial et le dessin de livre ? Qu’émane t-il de cette approche poétique ?
Après une première approche du livre et du rapport socio-culturel qui nous lie étroitement à ce média, nous clarifierons le processus de « mise en livre », entre médiation et production.{Lisez la suite}
→ La retransmission vidéo de l’ensemble des conférences est disponible en ligne sur le site Internet événementiel de cette manifestation.
Un colloque « sur les normes et les standards visuels qui font notre quotidien » aura lieu à l’Auditorium du CAPC de Bordeaux, musée d’art contemporain, les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mars 2009.
Pour plus de détails sur les modalités d’inscription, nous vous invitons à consulter le site événementiel de cette manifestation.
Parmi l’ensemble des participants (tous) de très hauts niveaux, sera présent Robin Kinross, typographe et éditeur anglais des célèbres éditions Hyphen Press spécialisées en design éditorial.
Ainsi l’ouvrage Designing Books, practice and theory écrit par Jost Hochuli & Robin Kinross en 2003, constitue une référence mondiale de l’apprentissage des métiers du design éditorial.
Il en est de même avec l’essai Modern typography, an essay in critical history et beaucoup d’autres qui sont disponibles sur le site Internet des éditions Hyphen Press.
L’exposition des 25 plus beaux livres français 2008 se déroulera à la Galerie Anatome, du 4 mars au 4 avril 2009. Cette année seront également présentés les plus beaux livres Bruxellois faisant suite au nouveau Prix Fernand Baudin Prijs
Ouverture du mardi au samedi, de 14h à 19h.
L’an dernier, cette sélection française à donnée lieu à quatres récompenses lors du concours international des plus beaux livres Best Book design from all over the world.
Galerie Anatome
38 rue Sedaine
75011 Paris
métros Bastille, Voltaire ou Bréguet-Sabin